6000 D : 25 juillet 2015

 

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2013

 

 Tout a commencé en janvier 2013 en cherchant pour ma part « the trail » pour moi novice et coureur depuis tout juste 3 ans. Je tombe alors sur le site de la 6000D et m’inscris à cette course en motivant mes potes Georges et Cédric pour qu'ils s’inscrivent également. Je rentre de congés 3 eme semaine de juillet, une semaine avant la course et apprend que Georges et Cédric déclarent forfaits !!

La loose !!!

Pas le temps de cogiter, psychoter, nous descendons la veille de la course

direction La Plagne Cédric m’accompagne le cœur serré avec nos femmes.

 

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Me voilà donc sur la ligne de départ à 6h seul mais pourtant entouré de plus de 1200 coureurs habillés tels RAMBO bandeau sur la tête, porte gourde en guise de gilet porte grenade

et la fameuse cartouchière à gel.

Mais P..... qu’est-ce que je fous là!!!!!!!!

Et me voilà parti pour une 6000D caniculaire 15° à 6h et plus de 37°

sur la ligne d’arrivée mais ça je ne le savais pas encore !

Au final,je finirai en 11h10.

 

2015

 

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Restant sur cette frustration de ne pas avoir partagé cette aventure avec mes potes,

cette année nous décidons de la faire.Nous nous inscrivons rapidement.

Je me remettais tout juste des 100 bornes en janvier dernier que mon médecin (IRM)

me décèle un ménisque interne fissuré …  « re la loose ! »

Mon genou me faisait mal et je ne pouvais plus courir…ça a duré 2 mois

en passant à deux doigts (vous ne voulez pas un whisky d’abord) de l’arthroscopie.

Quoi qu’il en soit le repos m’a permis de ne plus avoir mal et de recourir gentiment mi-mars.

Vu les contre-performances que j’enchaine sur plusieurs courses trail notamment,

je commence à douter pour la 6000D, la seule satisfaction: que « mon ménisque tienne! ».

Je sais que ma prépa est à chier, nous sommes en juin et décide de faire

les 6H de Beauchamp pour solliciter mon genou et voir ce que j’ai dans le cornet !

ça passe ou ça casse !

J’me fais les 6H sous antibio et cortisone… Ça tient !

Il me reste 1 mois de prépa pour limiter la casse

 

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Pour en revenir à cette édition 2015 de la 6000D, nous voici sur la ligne de départ après 2 jours levé à 3h30 et pour ma part 600 kms de bécane le jeudi. Toute la nuit, il a vasé et nous ne sommes pas sûr d’aller au glacier .Un problème technique suite à l’orage de la nuit empêche de redémarrer la cabine qui emmène les bénévoles au glacier et retarde le départ…Nous attendons dans le sas impatient !

6h20 départ! les 5 premiers kilos sont roulants, il faut donc se placer pour appréhender la monter (qui se fera en marchant) dans un flux moins dense que l’A6 en cette période. Nous nous sommes fixés comme objectif avec Cédric de finir ensemble... Georges lui, faisait sa course.

 

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Dès les premières montées, je dis  « les premières » mais en fait il y en a qu’une….elle fait 33kms!

j’ai senti que je n’allais pas faire une perf et Cédric se calque sur moi .

ça grimpe tout le temps de 673m à 1700m d’altitude ...sentier en forêt de sapin, torrents, cascades, passages dans les villages montagnards avec ambiance assurée.

 

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Au kilomètre 14 passage dans la piste de bobsleigh 1,5 km dans le serpent de béton soit 19 virages

avec une pente moyenne à plus de 9% sur 120 mètres de dénivelé positif !

 

 

Passage dans la piste de bobsleigh

 

On continue l’ascension et au croisement de deux sentiers, nous croisons notre président qui avait l’air surpris de nous voir à cette altitude.Après les salutations et encouragement nous continuons…

 

ALLEZ BEAUCHAMP !!

 

Nous attaquons une vraie difficulté au km 16 à 1660 m d’altitude une mise en bouche pour arriver à la Plagne à + de 2100m d’altitude. Au-delà du pourcentage, le facteur à ne pas négliger est l’altitude qui commence à nous essouffler juste en pipant notre poche à eau !

 

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 Passage raide avant Plagne Aime 2000

 

Premier ravito au km 20: la Plagne centre... 3h de course, on prend notre temps et faisons le point,

Cédric se rend bien compte de la difficulté... lui qui aime lorsque ça monte.

 

Km 21: 2120 m d’altitude 3h30 de course Cédric commence à se plaindre de crampe et mes cervicales

commencent à me rappeler mes 600kms de moto de l’avant-veille,

nous quittons la Plagne direction Roche de Mio.

 

                                                                   

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Plan d'eau entre le télèsiège de Quilis (2363m) et la Roche de Mio (2681m)

 

Les canons à neige sont là pour nous rappeler que l’hiver, on descend tout schuss ou en mode godille.Pour nous c’est plutôt en mode « j’en chie »

Le paysage devient aride: plus d’arbre au-delà des 2000 mètres...le froid commence à se faire sentir

et au détour d’un lac une belle marmotte s’offre à nous, Cédric tire un peu la jambe mais ça tient !

Apres l’ascension de la roche de Mio, km 26.5 altitude 2700 nous redescendons sur le deuxième ravito

au col de la Chiaupe KM 29.3 alt : 2492 il fait froid et décidons de mettre nos coupe-vent.

 

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 Début de la descente du col de la Chiaupe (2492m)

 

Je vois le visage de Cédric se décomposer « qu’est-ce qu’il t’arrive? ça va pas ? »

« Regarde par ou l’on va passer pour aller au glacier » qu’il me lance…

Il y a deux ans, il avait été déjà très impressionné vu des « gradins » mais là ce n’est pas la même vision pas la même perspective.

 

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Un mur de caillasse ou l’on a du mal à apercevoir le cordon de coureur qui serpente dessus. Nous avons 571 mètres de dénivelé à absorber sur 3.5 km avant d’arriver au glacier. J’ai senti Cédric, pas bien du tout dans la montée...quant à moi je gère la difficulté que je connais pour l’avoir pratiqué.

Nous arrivons enfin la haut: il fait 7° nous avons parcouru 32 km, nous y sommes enfin sur ce glacier altitude 3050 m.

Il y a nettement moins de neige qu’il y a deux ans, le glacier est bien la devant nous mais nous n’irons pas le fouler.

On ravitaille, soupe, œuf dur et c’est reparti !

Pour info Georges est devant nous avec 28 min d’avance.

Nous attaquons après le glacier une descente de 6.5 kms très technique sur un sol de roche coupante pour les premiers kilomètres

et ensuite passage à l’étage alpin: petits arbustes, rochers, pelouse alpine. Cédric se sent à l’aise entre deux crampes.

Pour ma part, je commence à avoir mal aux orteils dans les descentes trop raides. Avant d’arriver au chalet du CARROLEY dans la descente, je me vautre lamentablement sur ce sentier, j’ai mal à 2 doigts de la main gauche…je m’en sors bien !


Cédric est devant mais toujours en ligne de mire, nous sommes au km 40, altitude 2000 m et bien décidé à batailler

avec le col de l’arpette qui s’offre à nous. Encore une ascension de 340m sur 2.5 km.

 

 

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Ascension du col de l'Arpette

 

Voilà c’est fait ! Les jambes sont lourdes mais le moral est là !

Nous attaquons ensuite une descente vers Plagne Bellecote de 3 kms pour une perte d’altitude de 400m.

Cédric est à l'aise et enquille les mètres à vive allure.

La descente de 25 kms est jonchée de montées, casse patte en faux plat montant et de pentes bien raides jalonnées de racines

et cailloux sur des chemins et petits sentiers. Autant vous dire qu’avec une lucidité en berne le mot d’ordre est prudence !

 

Nous avons bien abordé cette descente malgré mes orteils qui à chaque impact au sol dans la descente me font gémir tel Mac Enroe lors de ses services.

Les kilomètres sont longs et n’en finissent pas…interminable les 10 derniers absorbés en 1h30, nous retrouvons le bitume le long de l’Isère

pour les trois derniers et arrivons enfin à Aime….

Nous finissons en 11h43 et heureux d’avoir fini cette course main dans la main avec Cédric et dans les temps.

Georges est arrivé une heure plus tôt.

 

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Une superbe course de montagne avec des paysages de fou qui changent tout le temps,

un parcours super exigeant, une organisation au top avec des bénévoles super sympas et souriants…

A refaire !

Bill-Cédric-Georges


 

L'HISTOIRE DE LA 6000 D

 

- La première édition de la 6000D a vu le jour du 11 août 1990 à l'initiative de six animateurs de la station de La Plagne.

 

- Autrefois la 6000D comportait une course d'ultra trail de près de 110 kms et 6 000 m de dénivelé positif d'où le nom de l'épreuve.

 

- Aujourd'hui l'épreuve principale compte 63 kms et 4 000 m de dénivelé positif.

Elle démarre de Aime dans la vallée. Les coureurs effectuent une longue ascension de la Roche de Mio (2 681 m) entrecoupée d'une courte descente au centre de la station de La Plagne(1979 m) pour un ravitaillement.

L'ascension passe notamment par la piste de bobsleigh. Après une descente au col de la Chiaupe (2 492 m) et un nouveau ravitaillement, les trailers entament l'ascension du plus haut télésiège de la station, celui de la Traversée (3 047 m), situé au pied du glacier de Bellecôte. Après une descente de 6 kms environ, les coureurs grimpent la dernière principale difficulté: le col de l'Arpette (2 337 m). La suite est une longue descente avec cependant quelques courtes côtes jusqu'à Aime (673 m).

 

- Le trail des 2 lacs est long de 23,5 km avec deux ascensions principales: la Roche de Mio (2 681 m) et le col de l'Arpette (2 337 m ou 2 380 m) et un départ et une arrivée à Plagne Bellecôte (1 924 m)

 

- La plus courte épreuve, la 6 Decouverte est un parcours de 11 kms comportant trois ascensions: Le Dou du Praz (2 135 m), Plagne Aime 2000 (2 110 m) et la Fromagerie (2 151 m) avec une arrivée et un départ à Plagne Bellecôte (1 924 m). 


 

 



 


14/08/2015
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